lundi 18 octobre 2010

Lacis, chiens fidèles

Allez, il faut absolument que je me décolle de cet ordinateur. C’est incroyable cette subite crise informatique. Après le rejet, le retour à l’écran. La démultiplication de moi sur le réseau. Moi avatar Facebook, moi blogs et maintenant moi robot qui twitte des banalités à pleurer. Dernier geekisme ? Importer des fiches dans ma base de données de contacts et la renommer « my lovely data base ». Humaniser un truc aussi froid qu’une base de données, qu’un ensemble de fiches, qu’un lot d'informations stockées dans un dispositif informatique, c’est audacieux. Mais allez, on l’aura bien compris, tout ce dispositif.

Combler le manque. Combler l’envie. Combler le vide surtout. Et il ne s’agit pas de vide existentiel ici, juste du bon vieux manque bien classique mêlé d’absence et d’abstinence.

Moi vide, moi pleine. Les reflets bleus de l’écran dans le visage.

Se remplir des autres que l’on croise sur le réseau, ceux qui sont loin et qui se pacsent au Canada par exemple et qui au détour d’un chat lance « tu nous manques tu sais ».

Nous rapprocher des autres, nous éloigner de nous. Faut-il choisir ?

Aucun commentaire: