mercredi 23 janvier 2008

Merdre Alors !


Un théâtre brussellois, mardi soir. La salle est pleine de testostérone de jeunes étudiants. Normal c’est Ubu Roi qui joue. A vrai dire, c’était la première fois que je voyais un Ubu Roi. (je sais… ouh ! quelle manque de culture ! Avec tous les Ubu Roi qui jouent chaque année à Avignon dans les garages quand même !!!) Ce petit texte ici, non pas pour parler théâtre « Ubu roi, satire universelle de la stupidité et de la vulgarité, est peuplé de personnages types. Malgré son trait exagérément appuyé qui donne au tout l'aspect d'une blague de potache, cette pièce constitue une véritable aventure créatrice pour son jeune auteur, désormais identifié à son personnage légendaire. » Voilà Voilà. Donc, non. Ici pas d’étude de texte, ni même d’analyse de jeu, de la scénographie et tout le reste mais une analyse (inopérante) de spectateurs et plus précisément de mes voisins de derrière qui parlent à voix haute pendant la représentation en y allant de leurs petits commentaires « ah c’est Sarko » « Ah c’est Poutine » (soupir). Je ne vous parlerai vraiment pas de la scénographie et autres stratagèmes scéniques qui expliqueraient ces « ah c’est Sarko » « Ah c’est Poutine »…

…Bref, au « Sarko » je me crispe légèrement sur mon siège, je m’offusque intérieurement, comment peut-on donner un diminutif à cet homoncule ??? On est en Belgique ici, nom d’une pipe, pourquoi sont-ils aussi familiers avec ce naevus ???

Nous arrivons à la scène de guerre. Père Ubu, dans sa tranchée, lit le mode d’emploi du téléphone à cadran « enfoncez votre doigt et tournez jusqu’à la butée » (quelque chose comme ça…) et à ma voisine de derrière de s’exclamer : « oh la la, c’est vrai, qu’est-ce qu’on perdait comme temps avec ça ». Consternation moquo-narquoise mais meilleur passage de la pièce, assurément !

Que Tal en mi Pais ?

Que s’est t’il passé dans le monde aujourd’hui ?


Oh mon Dieu, le messager nécrologue a encore frappé. Il m’envoi par Gtalk des nouvelles fort peu réjouissantes…

Il y a quelques jours déjà il m’annonce que Carlos est mort. Bien malgré moi , depuis, je fredonne : Papayou, papayou, papayou, papayou lélé/ Ma mère me disait : "Faut pas le montrer, Ça f'rait des jaloux dans le quartier".

Et aujourd’hui que m’apprend-t’il ? que le cow-boy de Brokeback mountain est mort. Je pense tout de suite à Jake Gyllenhaal et vite, je saute sur Internet et j’apprends que c’est en fait Heath Ledger qui est décédé. En plus je faisais partie de cette rare catégorie de personnes qui connaissait son nom …et qui jouait avec. J’aimais prononcer Heath Ledger. Avec ma copine Christelle, il y a quelques années, on a eu notre petite passade Heath pour tout dire…

Peut-être que Heath n’a pas supporté la disparition du chanteur de Big Bisous. Il a peut-être avalé ces quelques pilules pour aller le rejoindre…
(soupir) Je vous salue bien bas les artistes !

« Approchez, approchez
On va danser le big bisou
Big bisou en anglais, ça veut dire "Gros baiser"
Quand je vous le dirai
Donnez-vous un baiser moelleux
A l’endroit que je vous indiquerai »

mercredi 16 janvier 2008

Cactus Flavor

Imaginary moments # 1 - My own private cliché


Je suis sur une île de la méditerranée aux murs blancs, aux chats qui se prélassent. Inspiration Le Grand Bleu version pope déambulant et gamins à la peau burinée qui plongent pour aller chercher des pièces au fond de l’eau. Roches édentées, poussières, vent de bord de mer. Je me balade en scooter, les cheveux au vent, la robe légère, la peau halée. Je vis dans une petite maison près de l’eau. Elle est minuscule, avec des poutres bleues. Sur la petite terrasse j’ai installé un hamac. Il y a un carillon qui oscille au vent. Je m’assoupis sur le hamac bercé par la rumeur de la mer. Quelques mouettes virevoltent dans le ciel. L’air est brûlant mais atténué par la fraîcheur du ressac. Je rêve. Je suis seule.

Les nuits je contemple le ciel et ses milliers d’étoiles, je dois m’enrouler dans une étoffe pour ne pas frissonner à cause de la brise marine. J’ai un peu peur dans ce coin reculé.

Le matin, je chevauche mon fidèle scooter version vieux Piaggio un peu rouillé. Je roule vers le petit port de pèche. Je déambule dans le petit marché, j’achète du poisson frais. Je bois un jus de fruits frais sur une petite terrasse surplombant la mer. Je suis hagarde, rêveuse. L’ennui me guette et je décide de déambuler un peu sur les rochers. Je sautille, de roches en roches. Aucune contrainte, aucun horaire. Je me lève avec le soleil, je lis des livres, j’écris. Je m’enivre de tout ce soleil comme si je n’allais plus le revoir.

mercredi 9 janvier 2008

Spam Oui-Oui

Gigi...

© Antoine Defoort

Toxic Flavor

La saveur du litchi pourri



J’ai remarqué des petites zones de moisissures sur mes litchis. Du coup, je ne les ai pas offert car je ne voulais pas m’afficher comme la fille qui offre des litchis pourris. Du coup, je les ai gardé, je les regarde mais je n’ose pas vraiment les manger.

Chronique de train – De volgende halte is Brussel-Zuid


Il y a quelque chose d’Héloïse chez cette fille. L’allure, le teint de peau. Les souvenirs reviennent. La fille du train, elle, a un accent hispanique. Ca me fait sourire parce que la dernière fois que j’ai vu Héloïse, c’était à Barcelone. Depuis, on se s'est pas revu.