mercredi 9 décembre 2009
Oisiveté perdue
Je retrouve des petits carnets pleins d’oisiveté. La fille n’avait rien d’autre à faire que de se laisser porter. Elle avait le temps, elle voyageait, elle passait de longues après-midi dans des expositions, elle prenait des photos, elle remplissait des petits carnets de pensées toutes stériles. Elle décrivait un état, un moment. 3 ans avant.
« Sur les quais. Près du Pont des Arts. Un mercredi après-midi,milieu d’après midi, beau soleil se reflétant sur la seine, légère brise vivifiante. Je suis tranquillement assise sur un banc peu concentrée sur ma lecture. Je regarde passer les bateaux, les touristes et le ballet des pieds. Une étrange silhouette avec un tee-shirt bleu enroulé sur la tête passe devant moi en chantant « salamaya salama… » en ondulant des mains. De dos, je m’interroge. Est-ce un homme ? une femme ? Soudain, la silhouette se rapproche, me fixe et me dit très sérieusement « Mon père pèse X million d’euros, mon père c’est Bernard Marionnaud, qu’est-ce que tu veux que je travaille ? » Et il s’en va en me jetant un dernier regard malicieux. Connivence entre oisifs ?
Ai-je cet après-midi là rencontré le véritable fils Marionnaud ou ai-je juste croisé un uluberlu cherchant des justifications à son oisiveté ? Et j’ai eu une pensée pour ceux qui étaient enfermés dans des bureaux, des magasins. Mon oisiveté était bien belle ce jour là : quoi de mieux que de lire au soleil sur les quais de Seine en plein mois de janvier ? «
Depuis, l’oisiveté se fait rare. Elle est canalisée. Dommage.
Just 80 min
C’est toujours déconcertant de quitter Bruxelles le matin et puis de ré-ouvrir les yeux Gare du Nord. Paf, d’un trait le trajet et j’ai rien vu passer. Cette fois, on a même pas été contrôlé.
Je me faufile dans le métro parisien avec une certaine aisance, une certaine habitude, je change de station, m’étonne de ce flux d’être humains auquel je ne suis pas confronté en Belgique. Dans le Thalys y’avait une fille qui râlait à base de « putains » et de soupirs (tout juste si y'avait pas le claquement de langue avec ça) et j’ai pensé : "c’est tellement français". A force de vivre ailleurs, on se rend compte de cela. Et cette sorte de schizophrénie entre là et l’ailleurs, entre Bruxelles et Paris, changement de monde radical. J’ai envie de fredonner… Paris, j’aime tant tes rues mais j’aime retrouver mon Parvis…
jeudi 5 novembre 2009
Troisième étage au dessus du Kébab
Bon pour la quotidienneté du billet, va falloir repasser. Des éléments d’une bassesse toute matérielle m’accaparent un peu. Depuis près de deux semaines je vis dans mon nouvel appartement très bien situé dans cette chouette commune qu’est Saint-Gilles.
Le jour de mes trente ans, qui coïncidait avec le jour de mon emménagement programmé et aussi avec l’arrivée de mon amant en ville, j’ai constaté que je n’avais plus d’électricité et plus de gaz (par extension, plus de chauffe-eau et de chauffage) dans le-dit appartement.
S’en est donc suivi des soirées à la bougie, à l’éclairage public, dans une atmosphère rythmée par les bruits de la ville et calfeutrée dans des épaisseurs de couettes.
Redécouverte de gestes ancestraux : remplir un récipient d’eau très fraîche et sentir la détestable sensation du gant gelé sur la peau mais il y avait aussi des douches chaudes dans des salles de bains bien connues ou étrangères.
Du coup, dans cette vie un peu désuète où l’important est de savoir où pouvoir se laver chaudement, je n’ai pas de connexion Internet, ce qui pour le moment ne me dérange pas trop mais la geek que je suis va bientôt s’empresser de retrouver le réseau et tout ses posts qui brillent.
Billet de blog sans intérêt, on se regarde le nombril. Cool.
ll ne dansera qu'avec moi
On a baissé les stores, j'ai enfoui mon nez dans son cou, le reste n'existait plus.
C'était bien.
http://www.deezer.com/listen-3766345
jeudi 29 octobre 2009
Blog should be back
Avec l’arrivée massive des réseaux sociaux dans nos vies, on s’est peu à peu éloignés de nos (ennuyeux) blogs pour partager tout un tas de conneries sur le mur de Facebook. On est aujourd’hui dans l’immédiateté, dans la synthèse du moment, le raccourcissement de l’état d’esprit. On ne divague plus sur ses états d’âme, on abrège, on raccourcit, on résume, on cherche le mot juste pour laisser entendre ce qui va et ce qui ne va pas, qu’on a envie de faire l’amour ou qu’on est triste. Parce que comme dit Michaël D., il y a trop de monde sur FB et qu’on a envie de s’épancher pour soi et aussi pour trois ou quatre autres personnes.
Alors on dirait que le blog serait back et qu’on y écrirait comme avant quelques anecdotes inintéressantes…
Difficile de se concentrer, ma tête est comme du coton et ce n’est pas parce que j’ai bu.
Un camarade m’écrit par clavardage des choses sur la lune :
Période prometteuse (les quatre jours avant
Dans le bureau flotte une étrange mélasse d’excitation et de fatigue. On procrastine pas mal aujourd’hui. Et puis, il a fait beau, on a mangé en terrasse – fin octobre en Belgique, c’est plutôt exceptionnel.
vendredi 22 mai 2009
Cabanons du bout du monde...
Après le festival de Mars, on prend un peu de distance et on bouffe des paysages de mer pendant une semaine vers Narbonne. C'est chouette...
dimanche 15 mars 2009
mercredi 21 janvier 2009
mardi 20 janvier 2009
Band names Flavor
Les Barbies Hirsutes
The Florent Pagnys
Les Florent de Panurge
The digital tambourins
The Tarasques of Tarascon (métal rural)
Les Turn your wee wee (into a real monster)
Les Sexy garçons enculeurs
The Compagnie du Rhône (rap fluvial)
Les Manges ta frange !
The Sancho Panza's (Rock mexico avignonnais)
The Matan a los vecinos (kill the neighbours étant déjà pris)
Les Manneken Peace (folk brusselois)
les Noël mammaires (nouvelle chanson française de Charleroi)
The Onion Bhaji 's
