vendredi 27 avril 2007

Vu, Rue de la Roquette, Mercredi Soir

Un post-it apposé à la vitrine du Théâtre de la Bastille avec ce petit mot:
"Mes chéris, Maman et Papa ont votés pour Sarkozy, ils vous préparent un monde pourri.Grosses Bises. Maman et Papa"

jeudi 19 avril 2007

Funeral flavor

Angel Flavor - Une autre chanson pour toi

Vacances parisiennes - Acte 2, Je fais des trucs culturels

Quelles sont belles ces journées où la vraie nourriture est culturelle, où j’ai l’impression d’être journaliste butinant d’expositions en cinéma…
Début d’après-midi : café au soleil au Port de L’arsenal, petite balade à but photographique mais sans grand résultats. Quelques prises de vue un peu maladroites entre le Ministère des finances et la Gare de Lyon. Puis, je file rue de Fourcy pour voir les expositions proposées par la MEP. Quelques installations vidéos et travaux sur image plongées dans le noir, j’aime visiter les expos dans la pénombre quand il fait jour, j’aime cette sensation étrange produite par ce décalage…Il y a une borne avec une sorte de souris qui nous permet de traverser desdigital diaries avec des lunettes en 3D. J’ai l’impression de piloter un vaisseau dans l’espace.
Ensuite, des photos de Richard Kalvar, un photgraphe de l’agnce Magnum qui nous propose une vision du monde assez décalée et drôle un peu à l’oppos é du photojournalisme. Du noir et blanc, des clichés de New York, Rome ou de drôles de portraits dans des mariages français…J’aimerais savoir photographier les humains et faire des portraits…
Je termine l’expo par « TRASH », une proposition sociologico-photographique à base de détritus de stars…Deux journalistes on fait les poubelles de certaines célébrités en procédant de manière « paparazzique » c’est en dire en triant selon les catégories de déchets puis ils les ont classés, mis sur un fond noir et ont composé un tableau …
On regarde ça un peu fascinés et surtout voyeurs, Arnold Schwarzenegger déchire les photos où il a dû se trouver moche ( !!!), Antonio Banderas achète des magazines people avec Estefania de Monaco en couverture, il y a des petits mots de remerciements jetés, des invitations, des take away, beaucoup de bouteilles d’Evian (from the fresh alps) et pas mal de barre junk food pour Steven Spielberg… Après cette confrontation avec la vie des stars j’ai eu envie d’un goûter de stars -qui serait en fait mon dîner- des makis trois couleurs…Je file ensuite quai de Seine après un bain de foule métropolitain…Là je pars pour « Jesus Camp », Un documentaire édifiant sur l'embrigadement de jeunes américains par des évangélistes radicaux. Les familles que l’on voit dans le film représentent aujourd’hui aux Etats-Unis une force électorale importante qui fait de plus en plus entendre sa voix dans la vie culturelle et politique américaine. Ils sont flippants, ça sent le Desperate Housewives qui a mal tourné . Jésus va revenir grâce à cette glorieuse nouvelle génération, à ces soldats de Dieu sans armes ( ??) qui rentrent en transe pour rentrer en contact avec Dieu et qui prêchent déjà comme des adultes. Attention Harry Potter est mauvais, c’est un sorcier…j’en passe et des meilleures, on se prosterne autour d’ une effigie en carton de Georges W. Bush et bien sûr on parade devant a Maison Blanche contre l’avortement, je vous le recommande chaudement ! Au lendemain d’une nouvelle tuerie dans une université faisant quoi ? 32 morts, on se demande encore où va l’Amérique…(Je sais ça fait café du commerce ma bonne dame mais c’est comme ça, vous vous rendez quand même pas compte que ces évangélistes là y nient le réchauffement climatique et la science…)Après j’ai enchaîné avec « Goodbye Bafana », un film un peu conventionnel sur la relation privilégié entretenue par un gardien de prison et Mandela mais qui se laisse regarder…Une bien bonne journée bien remplie ! God Bless America !

mardi 17 avril 2007

Beatnik flavor

Springtime flavored

Vacances parisiennes

Me voilà en congés payés, pas encore au chômage… La ville m’appartient, à moi les ponts, les bateaux mouches, les rues un peu vides et les rayonnages de Gibert Jeune. Petite pause au port de l’Arsenal, je lis un peu ce bouquin prêté par une camarade sur l’Argentine. C’est que je suis dans ma période sur-américa en ce moment…je me mets à la littérature chilienne en vue de mon voyage et j’étends aux pays alentours… C’est bon de se remettre à lire : passer une nuit à Montréal, voyager en bateau à travers les îles de Patagonie en découvrant d’atroces massacres de baleines, traverser la vie d’une famille française…Retourner à la lecture c’est retourner aux rêves, aux délicieux fantasmes des voyages littéraires et ça fait du bien en ces périodes pré-menstruelles d’élections présidentielles…
Et oui, ça bruisse un peu partout et tout le monde attend avec une certaine impatience les résultats du premier tour. Tout le monde y va de son avis, de son conseil et moi, née l’ultime année de la décade 70 je reste un peu ébahie devant ce nouvel intérêt politique qui nous avais poussé à descendre dans les rues en 2002. Bref, mon camarade JBLB milite à tout va, nous inonde de mails où les RG annoncent des mauvaises nouvelles, les affiches parisiennes pour les Sarko-Le Pen-De Villiers sont largement gribouillés voire souillées de crachats, ce qui nous rassure un peu mais pas trop… la vie suit son cours malgré l’ombre du nain phalangiste qui plane. Le printemps est là et je profite de mon mini jardin-courette pour vivre un peu à l’extérieur comme on le ferait dans le sud…Le sud…pour y être allé il y a peu, j’ai été un peu circonspecte devant les nombreuses affiches de Monsieur JM le Stylo qui s’étalent sur les rocades et les panneaux signalétiques avec ce slogan piteux « Le Pen vite, très vite »…J’avais envie de reprendre la bombe de peinture comme dans le temps et rajouter des « IS » à la suite de Le Pen. Ca me faisait rire moi le Pénis…Pendant longtemps dans cette bourgade vauclusienne immatriculée 84700 il y a eu sur un mur blanc inscrit « Le Pen », juste ça, rien de plus. C’était là depuis des années et à chaque fois que je passais devant je lui faisait un geste obscène à ce mur. Un jour ou plutôt une nuit, avec un camarade nous avons fait une expédition jusque au mur apparemment gardé par un facho à carabine et nous avons rajouté un « IS » en rouge. Quelques mois plus tard, l’obscène inscription disparaissait sous une fine couche de peinture blanche. J’avais ricané à chaque fois que je passais devant mon PENIS et là « mon » PENIS n’était plus…A croire que le pénis était plus provocant que le borgne…