Voilà un titre prometteur mais qui ne fera sens qu'à la dernière phrase de l'article, vous voilà prévenu !
Je n’écris plus, je régresse, je me balade inerte sur facebook et avec toute cette technologie et toute cette nonchalance je ne raconte plus mes aventures errantes.
En fait de l’errance, il ne reste pas grand-chose. Me voilà récemment installée dans ce petit pays voisin de notre grand pays.
Alors quoi de neuf ? Je pourrai vous parler des différences d’ici, des façons de parler, de ma difficulté à dire les septantes et les nonantes des numéros de téléphones, de l’odeur des gauffres dans les gares, des vélos dans les villes flamandes, des drapeaux belges qui fleurissent chaque jour aux fenêtres, de tout cela - mais non. Pas trop envie. Vous dire que je fais des kilomètres dans le petit pays dans ma petite voiture. Vous dire que je n’avais cherché les anti-brouillards dans ma voiture avant d’être ici. Vous dire la brique imbibée d’eau et les levers de soleil sur le Borinage. Vous dire que désormais, ma vie a changée.
Loin la grande Ville, loin Paris. Une autre vie. Jamais levée aussi tôt de toute ma vie, jamais autant fait de kilomètres pour aller travailler. Nouveautés.
Ce n’est pas facile d’arriver dans un nouvel endroit où ne connaît pas grand monde, il faut relier des liens, re-créer du social et ça demande des efforts. On a vite fait de mener une vie « provinciale » et s’enfermer dans une petite vie, hors du monde. En vrai non, j’en suis incapable et je n’en ai pas envie. Quand se termine la journée de labeur et que je reviens à la ville, j’aime à prendre mon vélo pour me rendre au théâtre. Pour vivre la vie des citadins. Mais désormais, Je ne prends plus les transports en commun.
Je n’ai pas encore appréhender la Nouvelle Ville et marcher dans les rues de Paris au sortir du boulot me manque un peu . Boire des verres avec les amis, se raconter nos vies, nos joies, nos peines en buvant de l’alcool et puis marcher ivre dans les rues… Marcher ivre dans les rue de Paris me manque aussi, rêvasser le visage collé à la vitre du bus en regardant le monde défiler . Je loupe le nouveau visage de la ville avec ses vélibs qui roulent partout, ses jeunes aux coupes mulet qui dansent la tectonique. La vie change.
Ce sont les premiers mois et j’aimerais être plus au contact de la Nouvelle Ville pour pouvoir vous en parler plus. Bientôt, je pourrai vous raconter autre chose je l’espère que des anecdotes légèrement insipides :
« hier il faisait beau et j’ai mangé un sandwich à l’omelette sur le toit-parking d’un Cora d’Hornu »
Bien à vous...
mercredi 24 octobre 2007
jeudi 18 octobre 2007
vendredi 12 octobre 2007
lundi 8 octobre 2007
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