jeudi 5 juin 2008

Peanuts Flavor

Blondie from the bridge Flavor

Face à la Seine Flavor


Antimite flavor

Intervention dans l'espace urbain Flavor

Météoropathie Flavor

Sale temps. Chape de plomb au dessus de nous. Je ne peux pas vraiment décrire combien j’en ai marre de cette météo avariée, de ce climat douteux. Nous sommes le 5 juin, il fait 15 degrés. J’ai passé ma soirée à pianoter fiévreusement sur des sites de compagnies aériennes dans l’espoir de m’envoler pour Rome, Venise, Naples, Madrid, Valladolid, Zaragoza ou Valencia. J’ai bien trouvé un billet pour Valence. Vraiment pas cher. Le vol décolle à treize heures. Il me faut partir de Bruxelles à 10 heures pour prendre le bus, aller à Charleroi Sud et poireauter deux heures là bas…

Je pensais que j’aurai la fantaisie, la fougue, l’élan, le grain de folie…L’envie de gommer la brique… Mon idée c’était simplement de partir et faire la mystérieuse en laissant un mot sur la table de la cuisine : « Je suis à Valence, pas la Drôme, en Espagne ».

Je serai arrivée vers 15h30, je me serai baladée un peu, j’aurai trouvé une pension et puis je serai aller en terrasse, j’aurai regardé passer les gens, j’aurai peut-être siroté une san miguel et je me serai laisser bercer par l’ambiance nocturne des rues espagnoles…

Ca m’attire tellement ! Retourner vers le sud, aller dans la direction du soleil…Là, je suis juste engourdie, fatiguée, un peu usée…Il y a des choses à faire demain dans la journée pour le boulot et ma satanée culpabilité judéo-chrétienne m’empêche étrangement de partir demain pour me faire une « dulce vida » le temps d’un court week-end. Et puis, je me rassure intimement car je sais que bientôt j’amorce la descente. J’ai une nécessité viscérale d’être en contact avec mon sud, la chaleur, les oiseaux du matin, la lavande en fleur, les cerises et les cigales. Ce sont des clichés mais ils me nourrissent, ils m’aident à tenir sous cette cloche brumeuse, sous ce ciel de novembre.