mercredi 28 avril 2010

Je me sens DEFINITIVEMENT comme une bamba Triste

Après une tentative d’abandon de la technologie, l’envie de suicider mon facebook et une brève inscription à Twitter, je reviens à ce vieux blog un peu désuet. Lors d’une errance un peu neurasthénique sur le réseau en attendant un coup de téléphone et avoir consulté le blog d’une camarade (sans savoir qu’elle en avait un) je me suis dit : « ah ben oui, c’est vrai, toi aussi tu as un blog ».

Tiens tiens tiens, si tu écrivais quelque chose…

Mais oui mais quoi ?

Parce que bon c’est vrai, je n’ai pas grand-chose à raconter en ce moment. Je suis dans une sorte de récession intellectuelle. Une sorte de creux de la vague. Pourrait-on oser parler de Crise ? Professionnellement c’est un peu mou. C’est la période de l’entre deux. Une saison qui s’achève et une autre à monter et en Juillet, rendez-vous au grand banquet, à la grande braderie théâtrale. Un creux presque habituel. Un printemps tardif et une envie d’été. Un tiraillement incessant. Sortir de la torpeur de l’hiver, réduire les couches, se débarrasser des vieilles incertitudes… En attendant, on regarde une série en 5 saisons qui se déroule à Baltimore, on essaye de s’atteler à la lecture de quelques essais, on reprend la « stratégie du choc » de Naomi Klein, on est incapable de commencer un roman, on en essaye plusieurs sans grande conviction, on écoute rien de nouveau -seulement ce qui tourne en boucle dans mon ipod. On traîne, on a envie de vert, de campagne, de simplicité. On pense « c’est un cycle qui se termine » et on ne voit trop rien se dessiner. On s’inquiète un peu sans s’inquiéter. C’est pas la vie en général, ça concerne juste quelques aspects qui ont à trait avec l’avenir plutôt professionnel. Pour le reste, ça va bien, ça roule.
On achète des bonnets de bain vert fluo, on continue à emménager son appartement avec des trucs trouvé dans la rue, on veut faire son marché, on fait des allers retours entre ici et là bas, on lui écrit un cahier qui lui parle du quotidien. Exercice qui empêche un peu l’écriture privée/publique. Oui je stagne, oui je m’ennuie. C’est scandaleux. Je ne devrais même pas l’écrire. Tout va bien et je m’ennuie, comme un enfant gâté. Satané enfant chéri. Il y a bien les déjeuners au soleil, les verres en terrasse, mais une envie d’ailleurs se fait toujours plus pressante. Des petites places ensoleillées, des villages perchés et puis des envies de plus loin, motocyclette en Asie, paysages désertiques arides. Une mythologie dans la tête, une quantité inouïe de sensations imperceptibles. Combler le creux, légèrement insipide.

Merci mon blog. Ce soir je m’épanche dans tes bras.

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